Communauté(s), communautarisme(s) : aspects comparatifs

Dans les sociétés occidentales contemporaines, la présence de
communautés constituées sur la base de critères ethniques, religieux,
linguistiques, culturels, nationaux - quelle que soit leur combinaison - est
désormais bien établie. Cependant, exprimer des revendications
spécifiques et/ou désirer être reconnu par les sociétés d'accueil suscite
parfois des craintes : peurs de dérives essentialistes ou dangers
d'incompatibilité avec les valeurs `partagées'.
Les diverses manifestations du «fait communautaire» sont souvent
qualifiées de «positives» lorsqu'elles conduisent à une réappropriation ou
à une reformulation identitaire visant à une meilleure intégration. A
contrario , elles se voient taxer de «communautaristes» lorsqu'elles se
radicalisent et risquent de porter atteinte à la `cohésion nationale'.
S'appuyant sur des exemples concrets pris dans les zones géographiques
et aires culturelles européennes et anglo-saxonnes, cet ouvrage,
comparatiste et diachronique, s'efforce de vérifier si cette analyse binaire
est toujours d'actualité.