Du développement à la croissance : de la nécessité de sortir de l'impasse suicidaire du capitalisme

Du développement à la croissance : de la nécessité de sortir de l'impasse suicidaire du capitalisme

Du développement à la croissance : de la nécessité de sortir de l'impasse suicidaire du capitalisme
200446 pagesISBN 9782903013912
Format: BrochéLangue : Français

La planète a longtemps été prodigue de ressources naturelles. L'être humain a

atteint un impressionnant niveau de connaissances scientifiques et de réalisations

techniques. Mais ce développement compromet maintenant l'avenir des générations

futures. Le capitalisme est en train de programmer le désastre qui accablera

nos petits-enfants. Alors que beaucoup ne soupçonnent encore ni la nature profonde

ni l'ampleur du «développement», cette notion touche déjà à sa fin.

C'est en effet sur ses ruines que certains envisagent de construire une

«autre» société. La convergence entre les nombreux problèmes (économiques, sociaux,

écologiques, culturels, politiques) qui se posent depuis plusieurs décennies a

conduit à la naissance d'un courant de pensée qui privilégie la critique de cette notion

de développement. Mais, aujourd'hui, de nombreux théoriciens de la

«décroissance» abordent la question de la «sortie» du développement en passant

sous silence la nécessité d'en finir avec le capitalisme.

Pourtant, le capitalisme, voué à une croissance continue, est un mouvement

historiquement suicidaire qui entraînera inexorablement l'ensemble de l'humanité

dans sa chute. Pour survivre ou se développer, celui-ci ne peut échapper à la croissance.

Cela implique qu'il est impossible de réguler ce système. Ce qui exclut d'emblée

toute stratégie de décroissance réformiste.

Cependant la seule élimination du capitalisme ne saurait suffire, car l'Etat

peut très bien mettre en place une conception centralisée de la production d'énergies

«propres». L'Etat, selon ses thuriféraires, est supposé être garant de «l'intérêt général».

Or, le système politique et économique actuel est à la fois autoritaire et inégalitaire.

L'Etat défend donc en réalité les intérêts de ceux qui possèdent, et de ceux

qui dirigent politiquement la société. Pour vivre libres, les individus socialement organisés

devront donc également le faire disparaître.

La dépendance qui nous lie à la nature est aussi fondamentale que le «contrat

social». La conscience révolutionnaire est donc nécessairement à la convergence de

la conscience politique et de la conscience écologique. Il s'agit ici d'accomplir une

double révolution.

Si la perspective révolutionnaire paraît lointaine, il n'en reste pas

moins qu'elle constitue la seule solution à l'impasse du capitalisme.

En effet, seule une société égalitaire, où les individus

décideraient collectivement de ce qu'ils

souhaitent en faire, pourrait préserver les chances

des générations futures de vivre décemment.

Les politiciens et les hommes d'affaires

n'ont que le pouvoir qu'on veut bien leur accorder.

Alors ne leur accordons plus rien !

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