A l'aube de la Renaissance : la peinture du XIIIe au XVe siècle en Europe

À l'aube de la Renaissance,
entre la dernière croisade et la découverte
de l'Amérique, de la Méditerranée
à la mer du Nord, l'Europe abonde
en ateliers où naissent fresques,
enluminures et retables.
Trois siècles de ferveur et d'émotion,
de luxe et de beauté.
Plus d'un millier de reproductions
illustre dans cet ouvrage l'histoire
d'une prodigieuse conquête : la liberté
de la peinture.
« On est constamment ébloui par la richesse, la précision
de votre savoir ; et de vos réflexions, de vos commentaires,
le lecteur tire autant de plaisir que de profit. Vous avez
sans nul doute écrit l'ouvrage de référence qui fera autorité
pendant des décennies. » Claude Levi-Strauss
« L'un des ouvrages les plus surprenants que l'histoire de l'art
ait suscités récemment. » Philippe Dagen, Le Monde
« Un texte foisonnant et fascinant ». Pascal Bonnafoux,
Magazine littéraire
« Une liberté de ton et de regard trop rare (...)
Cela se lit à merveille ». Pierre Daix, Le Quotidien de Paris
« Étonnant, prodigieux et infiniment riche (...) Une érudition
et une sensibilité peu communes ». Philippe Cusin, Le Figaro.
Qui ne redouterait un retour aux XIV<sup>e</sup> et XV<sup>e</sup>
siècles ? Les ravages de la famine et de la peste
y autorisent les pires violences, un luxe outrancier
y côtoie une misère sans remède. Dans cet univers
de l'excès, la fragilité de l'existence exacerbe
la quête du plaisir et stimule les manifestations les
plus éclatantes de la foi. Bientôt surgissent en
Italie, puis à travers l'Europe, des ateliers où les
artisans offrent ces cose miracolose qui apaisent
les âmes tourmentées, avant de les séduire.
Commence alors la conquête des esprits par la
peinture, qui peu à peu leur ouvrira le chemin de
la liberté.
De l'enluminure à la fresque, du tableau de
dévotion privée au vaste polyptyque, la peinture
envahit alcôves et chapelles. Jacques Gagliardi
nous invite à pénétrer l'obscurité des églises et
des palais, des couvents et des châteaux où,
durant plus de deux siècles, se sont accumulés les
prodiges d'un art où la subtilité le dispute au
sublime, l'énergie à la délicatesse. L'Europe des
ateliers, succédant à celle des cathédrales, rivalise
de raffinement et d'imagination, au coeur d'une
histoire qui se bâtit à coups de catastrophes et de
miracles. Dans «l'odeur du sang et le parfum des
roses», comme le dit Huizinga, la beauté s'épanouit
au bord des charniers.
Tel est le cadre historique de cet ouvrage où,
page après page, on découvrira l'émergence d'une
vision nouvelle de l'activité picturale. Particularismes
régionaux et décalages temporels sont mis
en évidence, et la multiplicité des séquences stylistiques
fait apparaître des dizaines de peintres
connus des seuls spécialistes, aux côtés des plus
glorieux : Giotto, Fouquet, Van Eyck ou Piero
della Francesca.
S'appuyant sur les recherches les plus récentes
de l'historiographie, La Conquête de la peinture
nous est ici restituée avec autant de précision que
de passion. Plus d'un millier de reproductions
illustre cette synthèse critique d'une ampleur
exceptionnelle.