Déclinaisons des espaces féminins de l'après-conflit

Pour traiter la thématique des espaces féminins de l'après-conflit dans sa globalité, il était nécessaire de mener une étude internationale et pluridisciplinaire. Au fil de notre déclinaison des « espaces féminins », nous avons perçu tout l'intérêt qu'il y avait à analyser et explorer le rôle que jouent les espaces privés ou publics occupés par les femmes lors des conflits et des périodes qui leur font suite. Comment les femmes parviennent-elles à trouver leur place ? Et où ? Comment la question du genre ( gender ) intervient-elle au lendemain des conflits ? De quelle façon l'après-conflit spatialise-t-il le genre ? Comment la parole, l'écriture, l'art, le cinéma, la performance et la loi représentent-ils les espaces féminins post-conflit ? Y a-t-il des espaces dont on peut dire qu'ils se féminisent ?
Dans leurs déclinaisons, les espaces de l'après-conflit sont multiples et variés, comme le démontrent les treize chapitres qui composent ce livre. Chacune des contributions met en avant l'implication d'un certain nombre d'auteur-e-s et de leurs personnages dans la construction de l'égalité des genres et dans l'ouverture d'espaces féminins. Le chemin a été long de 463 avant l'ère commune ( Les Suppliantes ) jusqu'à 2010 ( Elle s'appelait Sarah ) et l'on peut se demander, comme le fait Dagmar
Brocksien-Galin dans l'avant-propos de ce volume : « Est-ce que les choses ont changé ? »