Les traces du spectateur : Italie, XVIIe et XVIIIe siècles

U ne pragmatique de la rencontre originelle entre une oeuvre et les spectateurs qui en ont construit l'existence est-elle envisageable? Est-il possible de saisir, sinon de restituer, le présent enfui des représentations passées, de cerner la relation fondatrice et complexe du spectateur à l'oeuvre, d'en redessiner les contours? Peut-on en écrire l'histoire?
Les sept études rassemblées dans ce volume tentent de répondre à ces questions en prenant comme objet d'analyse des oeuvres écrites et représentées en Italie au cours des deux siècles (XVII<sup>e</sup>-XVIII<sup>e</sup>) qui voient l'affirmation de la comédie impromptue, du drame en musique, et du théâtre professionnel dans le contexte particulier des salles publiques vénitiennes. Un terreau particulièrement fertile où, à travers son interpellation dans le paratexte, son questionnement scénique et sa prise de parole, s'invente le spectateur moderne.