Notre-Dame de Rumengol : architecture, mobilier, responsables : découverte de l'église, historique de l'enclos

L'église de Rumengol est un phénomène.
À l'écart des grandes voies de communication, la modeste chapelle construite sur les hauteurs de Gorreker, il y a quatorze siècles, n'a cessé de s'agrandir, de s'embellir, de recevoir d'importantes sommes d'argent et même un calvaire en 1432. Elle possède l'une des plus vieilles séries d'apôtres du département. La générosité des pèlerins a permis l'achat d'un mobilier de qualité, d'une exceptionnelle chambre forte, de l'un des premiers orgues du Finistère, de retables baroques superbement exécutés, justifiant une publication sur l'architecture et le mobilier de ce haut lieu de culte marial.
L'esprit souffle à Rumengol où rien n'est figé : l'orgue n'a pas toujours été juché sur la tribune actuelle. Les blasons nobles et roturiers n'ont pas tous défié le temps. Quel sens donner à ces personnages ithyphalliques dissimulés sous la galerie du clocher ? Pourquoi un triple cordon de cire ceignait l'église, les jours de pardon ? Quels sont les artisans, les artistes sollicités ? Quels prêtres et trésoriers bénévoles ont signé les marchés ? Comment six écoles ont été retrouvées à Rumengol...
L'église a reçu une cinquantaine d'ex-voto dont deux, surprenants, donnés par le célèbre Lapérouse et le duc de Wellington, prouvant le rayonnement du sanctuaire qui accueillait encore 85 000 pèlerins en 1958, pour le centenaire du couronnement de la Vierge.