Mémoires de Sophie. Amélie et Pauline : romans d'émigration (1789-1800)

Mémoires de Sophie. Amélie et Pauline : romans d'émigration (1789-1800)

Mémoires de Sophie. Amélie et Pauline : romans d'émigration (1789-1800)
Éditeur: Manucius
2011203 pagesISBN 9782845781368
Format: BrochéLangue : Français

Claire de Kersaint, duchesse de Duras (1777-1828), a connu une grande

célébrité de son vivant. Amie de Chateaubriand qui la nommait sa «soeur», elle

a tenu, sous la Restauration, le plus important salon de Paris, y réunissant, sur

fond de faubourg Saint-Germain, des savants (Cuvier, Humboldt, l'astronome

Arago...), des écrivains et des hommes politiques (Chateaubriand, Talleyrand,

Lamartine, Benjamin Constant...).

Si madame de Duras, au coeur d'un contexte politiquement agité, a laissé le

souvenir d'une grande dame supérieure à l'esprit de parti, elle doit également

demeurer comme écrivain majeur. Ses romans lui ont valu une renommée

européenne. Ourika et Édouard , publiés en 1824 et 1825, ont connu un

immense succès. Son troisième ouvrage, Olivier ou le Secret , a fait scandale avant

même de paraître. Abordant le sujet délicat de l'impuissance, il a suscité une

intense curiosité, de Stendhal notamment qui y trouva le sujet d' Armance.

On a réuni ici sous le titre Romans d'émigration , deux textes inédits :

Mémoires de Sophie et Amélie et Pauline , rédigés en 1823 et 1824, et conservés

dans des archives privées jusqu'à nos jours.

Après la mort dramatique de son père, guillotiné en 1793 pour avoir

refusé de voter la mort du Roi, Claire de Duras et les siens doivent quitter la

France. L'exil constitua pour elle une tragédie, mais ce fut également une

source d'inspiration féconde. Témoignages historiques de première main, ces

Mémoires de Sophie sont une interrogation romanesque de l'émigration. Celle-ci

fut-elle une erreur, une expiation, une faute ? Comment vivre ce bouleversement

produit par la Révolution française et peut-on survivre dans un monde

radicalement transformé ?

Telles sont quelques-unes des questions posées dans ces romans écrits

dans une langue qui tient sa perfection du classicisme et sa trame intime

d'un sentiment prématurément romantique : Claire de Duras réunissait, selon

Chateaubriand, «la force de la pensée de madame de Staël à la grâce du talent

de madame de Lafayette». «Merveilleux compromis» ajoute Sainte-Beuve

dans ses Portraits de femmes.

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)