Les chroniques de l'Oeil-de-boeuf de G. Touchard-Lafosse. Vol. 1. Louis XIV : 1659-1684 : le Roi-Soleil au zénith

L'OEil-de-boeuf était l'antichambre donnant accès au grand
appartement de Louis XIV à Versailles. Seul un OEil-de-boeuf,
sorte de lucarne haut placée, l'éclairait : d'où son nom. Dans
cette antichambre se réunissaient les courtisans, les seigneurs,
les personnages de marque ayant audience, avant d'entrer
chez le roi. On peut imaginer les potins que s'échangeaient
entre eux, ceux qui allaient avoir la chance de pénétrer chez
le roi. L'OEil-de-boeuf c'est le modèle réduit de Versailles. C'est
le creuset qui a fait naître en France cet art de la conversation
que le monde entier nous envie, mélange de futilités et de
pensées profondes.
C'est en 1829 qu'un auteur érudit et lettré, Monsieur Touchard
Lafosse, eut l'idée d'écrire sur la base du journal imaginé d'une
fausse comtesse douairière, ce qu'il a appelé les « Chroniques
de l'OEil-de-boeuf ». Elles sont le récit, très vivant et imagé,
inventé mais souvent fondé sur des faits authentiques et des
vérités historiques, de l'histoire de l'ancien régime de Louis
XIV à la Révolution. Découvrant un art nouveau, avec un style
cocasse et savoureux, l'auteur a créé un genre original dont
beaucoup d'écrivains se sont inspirés avec l'histoire romancée.
Des historiens eux-mêmes ont puisé chez Touchard-Lafosse
des éléments authentiques qui ont pu être vérifiés.
Nous publions le premier tome de cette oeuvre qui couvre
la gloire du règne de Louis XIV de 1659 à 1684, en attendant
les autres tomes. Nous nous sommes permis d'en expurger
quelques détails sans importance pour alléger les narrations
et les dialogues très expressifs. Jean Castarède, auteur d'une
trentaine d'ouvrages complète chaque chapitre de commentaires
et d'une mise en perspective historique permettant
de replacer le lecteur dans le véritable contexte et de l'aider
à en «savoir plus».