Louis Bouillot, un Berrichon aux trente-deux métiers...

Louis Bouillot (1888-1961) est né à Saint-Florent mais c'est à
Bourges qu'il va passer la grande majorité de sa vie.
Monique et Daniel Borzeix se sont avant tout servi des papiers de
la famille pour reconstituer son étrange parcours... de 32 métiers.
Cependant, lui-même, sur la fin de sa vie, avait déjà bien dégrossi
le travail en notant sur une page l'ensemble de ses activités.
Formé par des beaux-frères ouvriers au début du XX<sup>e</sup> siècle, il aura
toute sa vie un caractère bien «trempé» : athée, proche du monde
ouvrier, il ne reniera rien, même si cela lui coûte sur le plan
professionnel.
Avec le certificat d'études en poche, il continuera à lire et
s'instruire. Il écrira (et publiera) des chansons et surtout organisera
les Revues de la rue d'Auron en 1928 et 1930 ainsi que celle de la
maison de retraite de Bellevue en 1956. On trouve dans ces textes la
langue berrichonne et un humour qui était souvent utilisé par les
chansonniers.