Monstres invisibles

«Là où vous êtes censés vous trouver, c'est au beau milieu
de quelque grande réception de mariage de West Hills
dans un grand manoir résidentiel, avec dispositions florales
et champignons farcis à travers toute la maison. On
appelle ça plan de situation et de décor : l'emplacement
de chacun, qui est vivant, qui est mort. Et c'est le grand
moment de la réception de mariage d'Evie Cottrell. Evie
est debout, à mi-chemin de l'énorme escalier dans le hall
d'entrée du manoir, nue à l'intérieur de ce qui reste de sa
robe de mariée, le fusil à la main.
Moi, je suis debout au bas des escaliers, mais il n'y a que
mon corps qui fasse acte de présence. Mon esprit est je
ne sais où.
Personne n'est encore totalement tout à fait mort, mais
disons que les secondes s'égrènent. Ça risque de ne pas
durer.»
Un livre de Palahniuk ne se résume pas, c'est déjanté,
subversif et incroyablement lucide.