Ainsi finissent les salauds : séquestrations et exécutions clandestines dans Paris libéré

«À l'Institut dentaire du square de l'avenue de Choisy [...]
on allait, durant un mois ou deux, jouer les émules
de la Gestapo... ceux qui se réclamaient du bon droit...
des meilleurs principes» (Alphonse Boudard,
Les Combattants du petit bonheur ).
En septembre 1944, on repêche dans la Seine une trentaine de corps :
l'ensemble des victimes, tuées d'une balle dans la tête, portent,
attaché au cou par le même cordon soyeux, un pavé de grès. Qui
sont-elles ? Qui sont leurs tueurs ? Quels sont leurs mobiles ?
Cette affaire particulièrement macabre n'a jamais été pleinement
élucidée. Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre ont repris l'enquête
et dépouillé des centaines de cartons d'archives pour retrouver les
identités des victimes... et celles des bourreaux. Tous les chemins
les ont conduits à l'Institut dentaire, sinistre centre clandestin de
séquestration et d'exécution, où plus de deux cents personnes furent
incarcérées et beaucoup d'entres elles torturées et assassinées
entre le 20 août et le 15 septembre 1944.
Un livre d'histoire implacable qui se lit comme un roman noir