Mortes moissons

Avec « Mortes moissons », Daniel Hernandez boucle la quadrilogie de ses « Meurtres de saison ». « Croix de sang au Grand Hôtel » nous immerge dans l'atmosphère hivernale d'une Cerdagne parfois inquiétante. « Les Vendangeurs du Caudillo » nous transporte dans les années cinquante, à l'époque où les travailleurs espagnols participent très nombreux aux récoltes et profitent d'un automne pour régler des comptes. « L'été de l'égorgeur » nous surprend par la violence d'un été sanglant sur les côtes audoises. Avec « Mortes moissons », l'auteur nous plonge dans un vaste complot où l'arrivée du printemps coïncide avec une menace de famine planétaire.
Années 2020-2030, l'agriculture est aux mains de deux seules compagnies « agrigènes » dont les techniques « OGM » prémunissent les cultures de toute maladie. Mais voilà que la belle machine s'enraye : les moissons sont menacées et un inquiétant maître-chanteur se réclamant d'Al Qaïda exige le versement d'une rançon au Président des Etats-Unis. Tandis que CIA et FBI se lancent sur ses traces, la cathédrale de la Sagrada Familia, tout juste inaugurée, est la cible d'un attentat.
Malgré son potentiel, muselé par les règles strictes d'une société ultra-libérale dirigée par « La Caste », le système policier américain est aux abois. Bien que retirés des enquêtes qui ont fait leur renommée, Jepe Llense et José Trapero doivent reprendre du service pour sauver l'humanité !
Pour ce nouveau polar publié aux éditions Mare Nostrum, Daniel Hernandez signe un roman d'anticipation échevelé dont le thème des « OGM » nous projette dans un futur presque palpable.