Mémoire et fiction : décrire le passé dans le Japon du XXe siècle

Qui pourrait vivre dans un présent sans faille,
lumineux, sans souvenirs ?
Comment s'opère le travail sur le temps, sur la
mémoire ?
Comment se mettre en scène ou mettre en scène
des souvenirs douloureux ?
La fiction peut-elle dire l'histoire ? Lui donner un
sens ?
Tels sont quelques-uns des problèmes abordés
dans ces essais réunis en l'honneur du professeur
Ninomiya.
A travers des auteurs - dont certains tirent à
plusieurs millions d'exemplaires au Japon (ou
en Chine) mais restent inconnus chez nous -, à
travers des genres différents, l'autobiographie, le
récit, la fiction historique, à travers l'inscription du
souvenir des morts dans la pierre des monuments,
transpirent les difficultés mais aussi la richesse des
mises en perspective du rapport de l'individu à
l'histoire, des mémoires collectives qui se confrontent,
des traumatismes de l'histoire dans le Japon
du XX<sup>e</sup> siècle.