Discours : 1881-1887 : programme électoral avril 1888

"Messieurs,
Je suis touché, bien vivement touché, de
l'accueil qui m'est fait dans votre ville ainsi que
des paroles, beaucoup trop flatteuses, mais
cordialement sympathiques, que l'on vient de
m'adresser. Rien ne pouvait m'être plus sensible
que le rapprochement qui vient d'être fait entre
mes convictions républicaines et ma carrière
militaire. ( Vifs applaudissements. )
C'est en effet dans l'armée que, vivant côte à
côte avec lui, j'ai appris à connaître, je veux dire,
à aimer le soldat, c'est-à-dire le peuple, si simple
et si sublime à la fois. ( Bravos et applaudissements. )
C'est dans l'armée que j'ai appris à comprendre
tout ce qu'une nation peut espérer quand elle est
fortement unie. ( Nouveaux applaudissements. ) Mais
cet effort commun doit être basé sur l'égalité des
charges, car, sans cette égalité la justice, l'ordre
social, ne seraient qu'un mot vain et dénué de
sens. ( Assentiment général. )
Discours à Romans, 1886