Les élégies de l'alizé

«Il n'y a pas de plus fascinant qu'une douce et envoûtante poésie. Cette
poésie vous emballe comme une énigme à travers des envolées lyriques.
Elle est une forme d'un refuge profond d'un homme qui a envie de tout
dire, tout crier avec une force pétrifiante des mots, des mots d'apaisement
et de vie, des mots d'espérance et de douleurs, des mots de révolte et de
compassion, des mots de fierté et de vitalité pour dire le non-dit, les valses
des amours égarées. Parfois sous l'effet de feux de l'esprit pour dénoncer
les pratiques insoutenables au vu et su de tout le monde, les pratiques
d'une turgescence inhabituelle au bout d'un effort personnel pour notre
raison d'être. Seule la poésie peut se le permettre.
Les Elégies de l'Alizé, finalement, sont un ensemble de chants
symphoniques et troublants, de chants mélodiques et explosifs accès dans
un engrenage des incantations hystériques pour accomplir le rite du sacre
de la beauté, de l'esthétique sensuelle de la création poétique. C'est ainsi
que les textes poétiques de Dominique Kounkou me sont allés droit au
coeur de par leur violence, leur beauté, leur sensibilité et leur engagement
pour un homme de foi, de croyance en l'Etre.
Est-ce une prière, ou tout simplement une rêverie, une voix qui s'exprime
à la manière d'une complainte ? D'une plaidoirie ? Oui, pourquoi pas une
poésie ! Une poésie existentielle qui ramène toute l'espèce humaine à
réfléchir, à se pencher sur la manière d'être et de vivre.»
Apollinaire Singou-Basscha
(extrait de la préface)