Sur les dunes de l'aimance

Maria Zaki reprend ici le dialogue avec Abdelkébir Khatibi à
propos de l'aimance, cette notion qui couvre à la fois la relation
amoureuse et la relation culturelle, dans les variations complexes
autour de la liberté humaine, et ici tout particulièrement de la
femme. Elle fait évoluer et évolue le creusement de l'aimance
selon trois cercles de danse : la danse de la Fête, la danse du
voyage, la danse bleue du déclin.
Ce défi est extrême, il s'étend jusque dans la langue de la poésie,
il permet l'invention d'une langue nouvelle qui révolutionne celle
qui la crée. Il met en tension l'être en révolution avec les règles de
la société et des codes traditionnels amoureux. Maria Zaki offre,
un chant d'amour délivré, un chant délivré des frontières, un art
d'aimer, un salut pour l'un et l'autre, depuis l'impossible
jouissance qui ne cesse de hanter les contraires.
Nicole Barrière