Violences océaniennes

La violence est au centre des préoccupations des États océaniens,
qu'elle soit domestique, intra et inter communautaire ou tout
simplement liée au marasme économique qui touche la plupart
des États insulaires de cette région.
Certains ont pu même parler pour la Mélanésie de «trou noir» du
Pacifique depuis que la violence s'y est généralisée : hier répression de la
sécession de Santo au Vanuatu (1980), événements politiques en Nouvelle-Calédonie
(1984-1989) ou coups d'État aux Fidji (1987 & 2000) ;
aujourd'hui sécession de l'île de Bougainville en Papouasie ou encore
guerres communautaristes entre Malaitans et originaires de l'île de Guadalcanal
aux Salomon.
Cet ouvrage collectif s'articule en trois parties : approches
transversales ; études de cas portant sur les îles Hawaii, la Polynésie
orientale, l'Australie ainsi que Wallis & Futuna ; questionnements plus
ethnohistoriques et littéraires concernant la Nouvelle-Calédonie. Toutes ces
contributions trouvent leur origine dans le séminaire 2001-2002 de l'Équipe
d'Accueil 3328 du professeur Paul De Deckker, E.A. qui avait pour intitulé :
«Identité, oralité dans le Pacifique insulaire».
Aujourd'hui, cette équipe, profondément renouvelée grâce au
développement de l'Université de la Nouvelle-Calédonie, se retrouve au sein
de l'Institut des Mondes Océanien et Austronésien (IMOA). Ce groupe de
recherche, reconnu en tant qu'Équipe d'Accueil par le ministère, participe à
l'animation d'une véritable recherche autocentrée et à la gestion du futur
master Sociétés, cultures et institutions dans le Pacifique insulaire.