Safari au paradis noir

Depuis que les régimes issus des coups d'Etat
militaires ont de plus en plus de mal à se faire accepter
dans les milieux de la haute finance internationale, les
dictateurs africains se sentent plus en sécurité et parés
contre les légendaires menaces de bruits de bottes. Ceux
qui, après le souffle du grand vent de l'Est, se sont surpris
encore détenteurs du pouvoir, profitant de l'accalmie
observée pendant la dernière décennie, se sont jurés de le
garder éternellement. Ils ont fait travailler leurs méninges.
Le jeu consiste simplement à ériger la police publique en
une milice d'Etat chargée de terroriser les populations à
l'extrême et le tour est joué. C'est ainsi qu'ils réussissent,
s'entourant des structures leur servant d'alibis
démocratiques, à tromper la communauté internationale
et à dominer un peuple paupérisé, affamé et devenu
indolent.
Safari au paradis noir est le film d'une société en proie
à une forme d'oppression qui s'implante et tend à
s'enraciner dans ces pays d'Afrique dont les dirigeants ont
été, dans les années 90, contraints de démocratiser la vie
politique.
L'auteur choisit de présenter sous la forme d'une
aventure romanesque et pleine d'humour, des faits et des
événements authentiques. Il entraîne ses héros Franck et
Jack, deux sympathiques touristes américains qui ont
longtemps rêvé d'un voyage en Afrique, dans ce paradis
obscur où des individus ont droit de vie et de mort sur
d'autres et leur font vivre les affres d'une dictature
occulte : la dictature policière.