Romancières marocaines : épreuves d'écriture

Peut-on sentir/reconnaître/diagnostiquer le sexe de «qui écrit» ?
Pour une femme marocaine, entrer dans l'espace de l'écriture, ce
n'est ni un luxe, ni un prestige mais une nécessité, voire un devoir
de «prise de la parole». L'écriture est un précieux outil de communication
«utilitaire».
Certes, une sensibilité féminine existe, ceci est incontestable.
Elle n'est pas l'apanage du sexe «doux» pour ne pas le qualifier
autrement. Cette sensibilité est-elle susceptible de produire une
forme de littérature spécifique ?
La richesse de la créativité dispose d'une grande diversité d'éléments
qui sont autant d'outils éthiques et esthétiques sur lesquels
peuvent s'articuler la mouvance et/ou la cristallisation discursive, la
dynamique fictionnelle et/ou identitaire, les contingences de la
mémoire et celles de l'imaginaire... pour produire une écriture et
une esthétique dépouillées des étiquettes de conjoncture.