La garnison de Metz. Vol. 6. 1944-1976

L es 8<sup>e</sup>, 16<sup>e</sup> et 30<sup>e</sup> B.C.P., puis les 146<sup>e</sup> et 151<sup>e</sup> R.I. participèrent à la libération de Metz par les Américains et poursuivirent jusqu'au Rhin. Puis la nouvelle garnison connut des difficultés diverses: camps légers, fin de l'aide américaine, épuration politique, départs en Indochine, action communiste.
L'entrée dans l'OTAN en 1949 imposa à l'armée deux missions divergentes: Indochine puis Algérie d'une part, participation - y compris nucléaire - à la défense occidentale face au Pacte de Varsovie d'autre part, aux côtés d'une base américaine venue à Colin en 1951 et d'aviateurs canadiens installés à Mercy en 1957. De Gaulle recentra alors brutalement l'armée sur la métropole en donnant l'indépendance à l'Algérie et aux colonies et en se retirant en 1966 de l'organisation militaire atlantique, ce qui provoqua le départ de nos alliés.
La garnison se réorganisa, mais souffrit de l'agitation antimilitariste, de la faiblesse des crédits et des changements sans fin. Le 23<sup>e</sup> R.I., les centres d'instruction Matériel et Santé ne firent que passer. La 6<sup>e</sup> Région, la 16<sup>e</sup> Brigade, le 15.1, le 2<sup>e</sup> Génie, le 1<sup>er</sup> COMLOG, la Compagnie de livraison par air, le GRET 806, le GMR 6 et tous les services subirent d'importantes modifications et l'évolution de la société a nécessité la prise de mesures libérales. De leur côté, Gendarmerie et Armée de l'Air s'installèrent l'une à Queuleu, l'autre à Frescaty [9<sup>e</sup> Brigade et Escadre puis P.C. de la FATac-1<sup>re</sup> RA].
Ainsi, avec des difficultés tant matérielles que morales, la garnison dut évoluer, mais sut faire face.