D'un dieu ténébreux

De l'Inde capiteuse des comptoirs français à l'atelier
berlinois du sculpteur favori du III<sup>e</sup> Reich, en passant par
un Paris mondain promis aux lâchetés de la collaboration,
Roman Vanderloo, jeune homme que sa beauté expose,
connaîtra tous les visages de la trahison, tous les corps du
désir, avant de trouver, retrouver, celle qui incarnera pour
lui le seul amour.
À l'occasion de la parution - chez Le Cri, éditeur -
du premier tome des oeuvres d'Yves-William Delzenne,
Arnaud de la Croix présenta l'auteur en ces termes :
J'ai appris à connaître l'homme, parfois insupportable,
souvent délicieux : doux mélange où surnage, curieusement,
et dans mon coeur et dans ma tête, la fidélité.
Cet entêtement à accomplir, au travers de ses vocations
multiples - charmeur, acteur, dandy, diseur, causeur,
élégant, séducteur, narcissique en diable, agent d'artistes
ou galeriste, généreux toujours -, un travail, l'aptitude
à creuser un sillon, l'air de rien, ce qui finalement est
tout.
C'est cet homme qui donne ici un roman bien dans sa
manière et très surprenant.