La passion de Notre-Dame : mystère en 3 actes et 16 tableaux. François d'Assise, pèlerin des cieux

L'auteur s'est plu à esquisser le poème
dramatique de la Vierge, tel qu'il se dessine en
filigrane dans la vie de Jésus. Il lui a semblé que
sous ce jour nouveau la mission du Christ
pouvait se colorer d'une lumière plus affective,
plus maternelle, et plus poignante encore, s'il se
peut. La passion du Christ, plus sa propre
passion. C'est ainsi qu'un parallélisme étroit unit
les deux destinées en une seule gerbe d'amour,
riche infiniment, et sous le souffle des mêmes
vents ployée. Mais voici que deux personnes vont
s'affronter en Marie : Notre-Dame des douleurs,
celle qui souffre en femme avec son coeur de
mère, et Notre-Dame de la gloire, celle qui se
trouve prédestinée dans son rôle de médiatrice
par les écritures, et plus explicitement encore du
jour de l'Annonciation. L'une «éprouve» toutes
les affres du Messie, mais l'autre «connaît» déjà
par révélation la gloire céleste qui s'attache à
l'oeuvre de Rédemption.