Bobos bar

Vivre pour deux. Vivre pour les autres. S'oublier,
mais surtout ne pas oublier de voir le monde,
attentivement, de le disséquer dans sa
complexité, ses injustices ou ses horreurs,
d'entendre les hommes, les femmes, les enfants
qui partout, sur tous les continents, sont les
mêmes, c'est-à-dire des êtres humains.
Darius Tavassoli sait cela, car il a beaucoup voyagé ;
il a en effet réalisé un très long voyage depuis l'enfance
pour atterrir en France sans en connaître ni la langue, ni les moeurs
étranges... pays où les gens souffrent de trop avoir avant tout simplement
d'être.
Il a passé de trop longues années à se taire. Aujourd'hui, dans Bobos Bar ,
le lieu capital et emblématique de ceux qui se la jouent et profitent du
crime de faire semblant d'être libre, il se moque des plaies de cette époque
médiocre, des profiteurs de misères, il dénonce les arrivistes et le temps
revenu des assassins.
La fiction est toujours en-deçà de la réalité. Il était temps de le rappeler aux
lecteurs.