Les nations nécessaires et leurs pathologies nationalistes : de la Révolution française au FN

Le monde dominé par le capitalisme financier transnational réduit de
plus en plus les humains à n'être que des consommateurs interchangeables,
aptes à produire un peu ou beaucoup de profits. Il est sain dans ces
conditions que fleurissent un peu partout les résistances, se référant aux nations,
que nos gourous médiatiques disaient mortes, repères nécessaires face
au maelström "mondialiste".
Mais ce renouveau positif est souvent détourné grâce à la manipulation
des concepts dans une opinion désinformée :
Marine Le Pen prétend les politiciens du FN des "patriotes", et les journalistes
les plus influents qualifient de nationalisme la moindre critique à l'égard
des oligarques de l'Union européenne ou des faucons de l'OTAN.
La France d'aujourd'hui est menacée par le succès électoral d'un FN
d'autant plus fort qu'il a réussi jusqu'à présent à réunir les sensibilités contradictoires
des nationalismes français, et qu'il a pu faire croire à des foules
broyées par le capitalisme, et apeurées, qu'il était le seul opposant à l'arasement
mondialiste : sortir de ce piège exige la lucidité, ce récit, avec d'autres,
veut y contribuer.