Du bouclier antimissile aux nouvelles relations américano-russes, (2000-2011)

Poursuivie depuis le début de la guerre froide, l'ambition des
États-Unis de se doter de la technologie permettant de contrer
une attaque balistique accidentelle ou intentionnelle a été relancée
par l'administration Bush à partir de 2001. Le nouveau projet, plus
ambitieux, se voulait global et consistait même en la protection des
alliés des États-Unis qui le désireraient, comme l'avait déjà proposé
le président Clinton.
Si la question relative au bouclier antimissile américain est
née du nouveau projet de Georges W. Bush, c'est avec l'élection de
Barack Obama qu'elle prend un tournant décisif. Ayant saisi l'enjeu
du problème, à savoir les nombreuses réticences de certains alliés
traditionnels et surtout le refus catégorique de la Russie de voir
la Pologne et la République tchèque accueillir des éléments de la
«troisième position américaine», la nouvelle administration décide
d'abandonner cette option pour réfléchir à un autre projet.
Cette pause est notamment marquée par la volonté affichée
de Barack Obama de transformer les relations bilatérales avec la
Fédération de Russie au nom d'intérêts plus globaux, intérêts qui
s'inscrivent dans la nouvelle politique étrangère des États-Unis. Mais
cette stratégie et ces relations bilatérales ne sont pas sans certaines
limites.