Nous, les indignés d'Espagne : paroles d'anonymes du 15 mai

Le 15 mai 2011 , une soixantaine de villes
espagnoles connaissent des manifestations
pacifiques de grande ampleur pour appeler à
l'émergence d'une démocratie nouvelle .
À Madrid, ceux qui se nomment les indignés, en
référence au petit livre de Stéphane Hessel,
campent pendant près d'un mois à la Puerta del
Sol . Une démocratie participative, c'est-à-dire sans
hiérarchie, s'y développe avec l'espérance de la voir se
propager dans le reste du monde, espérance renforcée par les
révolutions arabes.
Le 15 mai 2012, la crise de l'euro a-t-elle fait tomber dans
l'oubli cet élan extraordinaire ou ne demande-t-il qu'à renaître ?
Quatre indignés prennent ici la parole pour expliquer leurs
motivations profondes et leur espoir de faire changer les
choses . Ils racontent la naissance du mouvement, grâce aux
réseaux sociaux, sans les syndicats ni les partis politiques, la
mobilisation incroyable autour d'une volonté unique et l'intensité
de leur révolution.
Fabio Gándara, avocat au chômage, est l'un des fondateurs de
Democracia Real Ya ! , Pablo Gallego, un étudiant qui appelait
dès février 2011 à un «Mai 68 en Espagne», Klaudia Álvarez,
une professeure qui a accompagné le mouvement depuis ses
débuts à Barcelone, Óscar Rivas, l'un des premiers
porte-parole du campement de la Puerta del Sol. Quatre
indignés qui ont su transformer la contestation en engagement.
Nous, les indignés d'espagne est le premier livre qui donne la
parole aux anonymes du mouvement du 15 mai. Stéphane
Hessel en a signé la préface pour rendre hommage au courage
des indignés d'Espagne et inciter chacun à poursuivre ce combat
citoyen.