Captain Bolitho. Honneur aux braves

Été 1802. L'Angleterre vient de signer la paix d'Amiens, plutôt
favorable à la France de Napoléon... mais qui permet à la Navy de
réparer ses forces, épuisées par dix années de guerre.
Le traité prévoit, entre autres amabilités diplomatiques, la rétrocession
par l'Angleterre à la France de l'îlot stratégique de San Felipe, qui
commande le détroit séparant Cuba de Saint-Domingue. Bolitho,
dépêché sur place à la tête d'une formation de deux unités, est chargé
de s'assurer que la remise des clés de l'île se passe sans heurts. Une
mission «pacifique» si l'on veut : à ceci près que la paix n'est pas du
goût de tout le monde, et que les canons sont là pour le rappeler à ceux
qui auraient la naïveté de croire qu'un traité est fait pour être respecté.
Un récit étrangement désabusé (le ton est nouveau) où flotte comme
un relent de tristesse. La guerre... la paix... mots interchangeables,
tant les nations même les mieux civilisées demeurent convaincues que
la violence guerrière reste le meilleur fondement du droit.
Avec ce roman (quinzième de la série... mais l'auteur a veillé à ce
qu'on puisse lire les titres dans l'ordre qu'on voudra) se poursuit
l'édition française du fameux cycle romanesque «Captain Bolitho»
- qui a valu à Alexander Kent le titre de «maître incontesté du roman
d'aventures maritimes» (The new york times).