Moi Julia, vestale et impératrice

Les femmes de pouvoir ont toujours fasciné : Hatshepsout, Cléopâtre,
Zénobie, Elizabeth d'Angleterre, Catherine de Médicis, la Grande Catherine,
Victoria, Tseu Hi et beaucoup d'autres moins célèbres. Parmi celles-ci, une
inconnue, Julia Aquilia Severa : et pourtant elle fut vestale sous les règnes de
Septime Sévère et de Caracalla, au début du III<sup>e</sup> siècle après Jésus-Christ,
puis impératrice sous celui d'Héliogabale, qui l'épousa deux fois, après
l'avoir enlevée et violée. Crimes, empoisonnements, supplices et débauches
furent pour elle autant d'écueils à éviter pour devenir enfin Augusta. À
travers un tableau érudit de la vie quotidienne à Rome sous l'Empire de la
décadence, l'auteur nous entraîne de temples en villas, de palais en thermes
publics, de théâtres en lupanars, à travers l'Italie, la Crète, Chypre, la Syrie
et la Propontide, dans une atmosphère de passions, d'intrigues et de haines.