Napoléon III ou L'obstination couronnée

Quel roman que la vie de Louis-Napoléon Bonaparte !
Tout débute en conte de fées : petit-fils de Joséphine, il est
élevé dans les fastes impériaux. Mais à sept ans, voici l'exil.
Très vite, le prince opte pour un état civil fracassant :
«Luigi-Napoleone, conspiratore». Pendant quinze ans il se
fait putschiste professionnel, connaît la prison... et l'évasion.
Triomphalement élu premier président de la République,
il doit, pour gouverner, passer comme son oncle Napoléon 1<sup>er</sup>
par un coup d'Etat. Le voici donc Empereur.
Napoléon III est en fait un esprit généreux qui croit plus
aux conquêtes du progrès social qu'en celles de la guerre.
Hélas, il voit grand en politique étrangère et s'engage dans
des guerres : Crimée ("nécessaire"), Italie ("juste"), Mexique
("grand dessein"). Surtout, en 1870, il suit l'opinion dans un
conflit qui fera de lui un réprouvé. Au-delà de sa dimension
romanesque, ce solitaire courageux aura pourtant été un
réformateur obstiné voulant façonner une France moderne.
Alors Napoléon III mérite-t-il de sortir de son purgatoire ?
Raphaël Lahlou, historien issu d'une famille corse au pouvoir
à l'époque, a eu accès à de nombreuses archives privées pour
tenter d'apporter une réponse à cette question.