Joseph Bard : 1803-1861 : un romantique bourguignon qui aimait les églises et détestait les chemins de fer

Enthousiaste ou féroce à l'égard de cette Bourgogne du XIX<sup>e</sup> siècle dont il regarde le passé prestigieux (églises, châteaux...), mais aussi l'aimable présent (la Saône, la vie des cités telles que Chalon...) et un avenir qui l'épouvante (la victoire inéluctable des chemins de fer sur la navigation fluviale...), Joseph Bard ne peut nous laisser indifférents.
Comme lui, dans un néo-romantisme toujours renaissant, nous sommes fervents des « Journées du Patrimoine » et nous voyons, à une autre échelle, la planète menacée par les progrès de notre technologie.
Qu'il nous irrite par ses excès de langage - n'est-il pas contemporain de Victor Hugo ? - ou qu'il nous émerveille par son érudition archéologique - n'est-il pas disciple de Merimée ? - il est un précieux témoin d'une époque bourguignonne en pleine mutation.