La gestion de la vitesse

Dans bon nombre de pays de l'OCDE et de la CEMT, la vitesse
excessive est le plus grand fléau en matière de sécurité
routière. Elle est aujourd'hui responsable d'environ un tiers
du nombre - inacceptable - de tués sur les routes. Par ailleurs,
la vitesse excessive n'a pas seulement des conséquences
sur les accidents, mais également sur l'environnement,
la consommation d'énergie et la qualité de vie.
Réduire les vitesses moyennes de seulement 5 % permettrait
de sauver environ 20 % des tués sur les routes. Or, on sait
maintenant quelles mesures sont susceptibles de réduire
rapidement les vitesses excessives et le nombre actuel de
tués et de blessés. Réduire la vitesse sur les routes permettrait
aussi de réduire ses effets négatifs sur l'environnement et
la société, en particulier dans les zones urbaines.
Pour cela, il est nécessaire de mettre en place tout un
ensemble de mesures qui seront d'autant plus efficaces
qu'elles s'inscriront dans le cadre d'une politique
coordonnée de gestion de la vitesse. Que peuvent apporter
des mesures telles que l'amélioration de l'infrastructure,
les limites de vitesse, la signalisation et l'éducation ou
encore le contrôle-sanction ? Quels sont les éléments
les plus rentables d'une politique de gestion de la vitesse ?
Quelles sont les perspectives offertes par les nouvelles
technologies, notamment celles qui incitent les conducteurs
à choisir une vitesse appropriée et les aident à respecter
les limites de vitesse ?
Ce rapport, préparé par un Groupe de travail du Centre
conjoint OCDE/CEMT de Recherche sur les Transports, répond
à ces questions importantes. Il identifie les améliorations
nécessaires pour s'attaquer au problème de la vitesse,
que ce soit au niveau des politiques ou de l'exploitation
des infrastructures. Il esquisse un cadre pour parvenir au
meilleur résultat en termes de sécurité routière tout en
préservant l'environnement et en contribuant à une mobilité
durable. C'est un ouvrage incontournable pour tous ceux qui
s'intéressent aux problèmes majeurs que pose la vitesse. Ces
problèmes sont très préoccupants dans les pays de l'OCDE et
de la CEMT et ils le deviennent chaque jour davantage dans les
pays en développement où le taux de motorisation augmente.