Un manteau de trous

Un manteau de trous
« Une façon pudique de mêler une souffrance et un cri aux beaux ouragans de l'imaginaire et de la création artistique. »
Ghislain Cotton, Le Vif/L'Express
Après quarante ans d'écriture (poésie, théâtre, roman), Vera Feyder revient de front sur ce qui aura été l'empreinte profonde de son oeuvre : son enfance saccagée. Quarante années auront été nécessaires pour mettre les démons à terre. Par la magie et la force de l'écriture, elle retourne sur ce lieu du passé et livre, en forme d'évasion, un récit dense de ses premières années, un conte de « faits » indélébiles, dans lequel une petite fille solitaire, confrontée trop tôt à un monde hostile et sans chaleur, n'aura trouvé refuge, pour survivre, que dans la puissance de l'imaginaire. À la douleur dont sont chargés les mots, seul pouvait répondre un hymne à l'amour maternel. Il faut lire ce récit ainsi : comme un chant, nourri de peurs, s'élançant vers un impossible ailleurs. C'est de cet élan, brisé, que naissent les grands libertaires, ces délinquants impunis que sont les écrivains.