Fouilles de Khirbet es-Samra en Jordanie. Vol. 1. La voie romaine, le cimetière, les documents épigraphiques

Fouilles de Khirbet es-Samra en Jordanie. Vol. 1. La voie romaine, le cimetière, les documents épigraphiques

Fouilles de Khirbet es-Samra en Jordanie. Vol. 1. La voie romaine, le cimetière, les documents épigraphiques
Éditeur: Brepols
1999674 pagesISBN 9782503508092
Format: BrochéLangue : Français

Parmi les sites romains christianisés de Jordanie, Samra offre le seul cimetière à avoir livré des inscriptions en araméen christopalestinien. C'est une chance pour en savoir davantage sur les origines et la chronologie de cette langue. Le bourg voisin de Rihab, connu par ses quinze églises, possédait lui aussi un cimetière romain ; il permet d'étoffer le dossier épigraphique grec, accompagné de quelques épigraphes nabatéens.

Puis l'étude minutieuse de la via nova s'est imposée comme la colonne vertébrale de l'histoire du site, avec son réseau de communications au croisement de deux voies. Poste romain sur un itinéraire nabatéen après 114, le bourg de Hadeitha est connu dans la Table de Peutinger et la Notitia dignitatum . La forteresse faisant partie du limes renforcé par Dioclétien aurait abrité la Cohors I Miliaria Thracum.

Vers la fin du IV<sup>e</sup> siècle, s'interrompt la gravure des stèles funéraires en grec, dites « païennes ».

Ensuite l'affaiblissement du limes et l'abandon du chariot sur la voie correspondent à un déclin du Samra (dû à l'agitation des tribus au V<sup>e</sup> siècle ?) Paradoxalement, le christianisme commence à s'implanter.

La réussite chrétienne s'affirme de la fin du VI<sup>e</sup> à la fin du VII<sup>e</sup> siècle. L'

église villageois remonterait à la fin du V<sup>e</sup>. Les huit autres sanctuaires, liés au culte des reliques, ne seraient pas antérieurs à l'ère justinienne. La transformation des églises avec pose des mosaïques au VII<sup>e</sup> siècle, signale l'apogée spirituel et économique de la communauté villageoise. C'est l'époque des épitaphes chrétiennes, celles en grec et celles en araméen melkite.

Après le lent déclin de la période omeyyade, la fin de l'occupation se situe au milieu du IX<sup>e</sup> siècle . Sous les Ayyoubides, le site n'était plus fréquenté que par quelques familles installées dans les ruines que Saladin connaissait déjà sous le vocable de al-Khirbah as-Sawda, « la ruine noire ».

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