Nous avons vécu la Révolution française

«Le bruit se répandit que deux cent mille hommes se préparaient à marcher sur Versailles pour
amener à Paris le roi et l'Assemblée nationale. Des femmes et des enfants armés de piques et de
faux se pressaient de toutes parts. Au milieu de cette bande infernale, des hommes se vantaient
d'avoir reçu le nom de coupe-têtes, et promettaient de le mériter.»
Le Peuple à Versailles, par Madame de Staël
- 5 et 6 octobre 1789 -
«Le 30 juillet, les braves Marseillais arrivèrent à
Paris. Leur arrivée fut le signal de la joie des
citoyens opprimés depuis longtemps. Tous
les plus chauds patriotes se précipitaient
sur leur passage. Pendant toute leur
marche, ils firent retentir dans les rues
de Paris cet hymne devenu si cher à
tout Français : Allons, enfants de la
patrie... Puisse-t-il produire, sur l'âme de
tous ceux qui le liront, le même effet qu'il
produisit sur tous ceux qui l'entendirent dans
ce temps-là !»
La Patrie en danger, par Anaxagoras Chaumette
- été 1792 -
«Parvenu à l'appartement du roi, dont toutes les portes étaient ouvertes, j'aperçus le monarque
au milieu d'un groupe de huit à dix personnes. C'était le ministre de la justice, accompagné de
quelques membres de la Commune, qui venaient de lui lire le fatal décret qui fixait irrévocablement
sa mort au lendemain. Il était au milieu d'eux, calme, tranquille, gracieux même ; et pas un
seul de ceux qui l'environnaient n'avait l'air aussi assuré que lui.»
La Mort du roi, par l'abbé Edgeworth de Firmont
- 21 janvier 1793 -
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