La flèche jaune

Andreï, un jeune Russe aux accents de philosophe, est
l'un des passagers de la Flèche jaune, un train express
qui semble n'aller vers nulle part et trimbaler
en son sein la Russie tout entière.
À bord du convoi, évocation de la célèbre
Flèche rouge - ce fleuron de la technologie ferroviaire
soviétique qui relie Moscou à Saint-Pétersbourg
-, la petite société des voyageurs
s'organise. Nous suivons Andreï, bien sûr,
mais aussi ses étranges compagnons de route :
Gricha et Yvan, les businessmen véreux fans
de Saddam Hussein, Serioja, le converti au
matinisme, une nouvelle religion de la locomotive
M-3, ou encore Sergueïevitch, l'éternel
nostalgique de l'ère communiste. Dans une
atmosphère où le cocasse côtoie le désespoir,
l'auteur campe une satire sociale enlevée. Et
alors que le train continue sa course folle,
Andreï, lui, se choisit un destin.
Tout l'absurde et l'excentricité de l'univers de
Viktor Pelevine se trouvent dans La Flèche
jaune , petit joyau littéraire dans lequel l'auteur
poursuit son décryptage d'une Russie exsangue, ravagée
par le chaos post-soviétique.