Dire le droit en Egypte pharaonique : contribution à l'étude des structures et mécanismes juridictionnels jusqu'au Nouvel Empire

Connaissance de l'Égypte Ancienne, n° 9
De l'analyse de l'appareil et des procédures juridictionnels mis en oeuvre entre l'Ancien et le Nouvel Empire (2700-1500 avant notre ère) à la reconstitution des cours et de leur personnel, l'auteur croise les différentes sources recensées (procès-verbaux, contrats, testaments, donations, décrets royaux, autobiographies, correspondances épistolaires...) et favorise ainsi la compréhension des compétences reconnues à ces instances, des fonctions exercées par leurs agents et des procédures accusatoire et inquisitoire. De fait, si ce que nous qualifions de « civil » et de « petit criminel » relèvent de la première, les affaires graves, liées à la Couronne ou impliquant les personnages les plus éminents de l'État, suscitent le déclenchement de la seconde, conduite par le roi en personne ou par des agents qu'il désigne.
Cette étude met en outre en valeur le rôle des agents sab attachés de Hiérakonpolis et hérauts en matière juridictionnelle et montre l'intérêt exceptionnel dans le domaine du droit des successions, d'une tablette trouvée dans l'oasis de Dakhla qui révèle la possibilité de tester en faveur d'enfants à naître, voire même non encore conçus, sous l'Ancien Empire.