La vente aux en chair : quand l'humain (re)devient une marchandise, on adapte le marché du travail

Un déclic magique qui le transporte cinquante ans
en arrière, à une partie de pêche avec son grand- père et
son père qu'il vient d'accompagner à sa dernière demeure,
c'est ce qui arrive à Vincent en sortant du cimetière.
Voici comment, quand une génération s'éteint, les
souvenirs se ravivent et s'invitent. Outre la délicieuse
faculté qu'ils ont de faire revivre les bons moments de
notre vie, ils nous rappellent délicatement que nous avons
une histoire, une culture, qui nous ont nourris
affectivement et intellectuellement, les deux étant
d'ailleurs indissociables. C'est cette nourriture spirituelle
qui nous a fait grandir, mûrir et qui va nous aider à ouvrir
les yeux, à conserver notre libre arbitre.
Redevenir acteur dans la construction de notre
avenir en refusant celui qui nous est «livré clé en
mains», garanti moderne et progressiste et qui recrée des
rapports d'aliénation dignes de l'ancien régime.
Eviter de se laisser entraîner dans cette société du
leurre qui réduit le bonheur au bien être matériel et à
l'image, et qui conduit au drame quand on en prend
conscience.
La vie est trop belle et trop courte pour mériter ça.