SOS antiracisme

Il existe, en France, un antiracisme bien-pensant. Il est
dangereux, car dévoyé. Ce courant a les couleurs de
l'antiracisme, il reprend son vocabulaire, il se pare des
meilleures intentions. Il prend l'air inoffensif. Ses porteparole
sont des gens respectables.
En réalité, cet antiracisme factice ne se soucie pas
vraiment de l'égalité entre individus. Car il repose sur
une relation viciée, dès le départ, entre d'«ex-colons» et
d'«ex-indigènes». Il se nourrit principalement de cette
culpabilité blanche. Il est une perpétuelle action de repentir.
L'Étranger ainsi canonisé, la béatitude peut suivre. Et
laisser place à toutes les dérives. Joli paradoxe : sous couvert
d'antiracisme, de belles âmes tracent le chemin le plus court
pour l'exclusion. Méfions-nous des bons sentiments...