De l'île réelle à l'île fantasmée : voyages, littérature(s) et insularité : XVIIe-XXe siècles

L'île, source d'imaginaires multiples, a donné naissance à des
produits culturels de toutes sortes : relations de voyages des XVII<sup>e</sup>
et XVIII<sup>e</sup> siècles, oeuvres romanesques des XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècles, littérature
pour la jeunesse, guides touristiques et émissions de télévision.
Elle est à l'origine de bien des fantasmes collectifs. Paradis
ou territoire maudit, véritable espace des possibles, l'île invite
aussi bien à l'aventure qu'à la mise à l'épreuve, à l'initiation,
comme à la «robinsonnade», dans le merveilleux décor de la
nature.
L'île, cette terre isolée au milieu de l'océan, inspire autant et de
manière si diverse, parce que tout y est différent, plus particulièrement
les mentalités insulaires de ceux qui y vivent. La dialectique
île/continent, le désir des habitants de l'une pour l'autre et
inversement, sont au coeur des différentes études de cet ouvrage.
Guernesey pour Victor Hugo, Ischia pour Lamartine dans
Graziella , les îles de l'Ohio, évoquées par Chateaubriand, ou
celles de la Méditerranée chères à George Sand et Eugène Dabit,
sont à la fois terres de refuge et de mystère, à mi-chemin entre rêve
et réalité.
Cet ouvrage inédit explore la question grâce à des approches
pluridisciplinaires : il étudie l'insularité à travers toutes ses représentations
et réalités culturelles, de Chateaubriand à Enid Blyton.