L'île de Pâques : des dieux regardent les étoiles

Le 5 avril 1722, dimanche de Pâques,
au milieu du Pacifique, les matelots
hollandais du capitaine Roggeveen
découvrent une terre minuscule et aride
sur laquelle vit une poignée d'habitants.
Des statues, hautes de 9 mètres, frappent
les navigateurs d'étonnement. Le mystère
de l'île de Pâques est né. Quelle est
la signification de ces moai, colosses
de tuf dressés par centaines face à l'océan ?
Comment ont-ils pu être déplacés alors
qu'on ne trouve ni le bois ni la végétation
indispensables à leur transport ?
Les hypothèses les plus incongrues
circulent. Il faudra attendre les travaux
d'Alfred Métraux dans les années 1930
pour que le mystère se dissipe.
Aujourd'hui, on sait que des marins
polynésiens sont arrivés sur l'île aux
alentours de l'an mille, que les moai
représentaient les grands ancêtres
de leurs différentes lignées rivales, que
la catastrophe écologique qui vit disparaître
les arbres de l'île date vraisemblablement
du XVII<sup>e</sup> siècle. Catherine et Michel Orliac
font revivre cette civilisation originale
qui sut ériger des monuments dignes
d'un grand peuple et se doter d'une
écriture, à ce jour indéchiffrée.