Les maquis de Franche-Comté

Les maquis de Franche-Comté
Durant la Seconde Guerre mondiale, la Franche-Comté fut une région où se créèrent de nombreux maquis. Dès 1942, des jeunes gens traqués par les Allemands trouvèrent refuge dans les forêts du Haut-Pays, à proximité de la frontière suisse, et entreprirent une lutte sans merci contre l'occupant.
La Franche-Comté fut aussi, dès 1942, le théâtre d'un extraordinaire pont aérien clandestin. Des dizaines de personnalités, dont les têtes étaient mises à prix - Jean Moulin, chef de la Résistance, Vincent Auriol, futur président de la République, le général Delestraint, Henri Fresnay du mouvement « Combat », Lucie et Raymond Aubrac... - s'envolèrent de nuit, à bord d'avions de la R.A.F. dans des conditions périlleuses, pour rejoindre à Londres le général de Gaulle.
Le 6 juin 1944, ce fut l'insurrection. Harcelés sans répit, les nazis durent battre en retraite non sans avoir commis des crimes inqualifiables.
Comme au XVII<sup>e</sup> siècle, les habitants de cette province n'avaient pas fait mentir leur fière devise :
Comtois rends-toi !
Nenni ma foi !
André Besson, qui appartint lui-même durant l'Occupation à un groupe distributeur de presse clandestine - « Combat », « La libre Comté »... - a interviewé dès l'automne 1944 des résistants connus ou méconnus mais tous acteurs de cette épopée. Ce sont leurs émouvants témoignages qu'il rapporte dans ce livre.