Terre-mère, homicide volontaire ?

«De quoi manque le plus notre monde ? D'humain !...».
Humain, humanisme, humanitaire..., autant de termes
qui ont la même racine qu'humus, cette vitamine
indispensable à la mince couverture qui, à la surface
de notre planète, assure notre survie.
Cette terre nourricière qu'on est en train d'épuiser,
d'assécher, d'empoisonner...
Parce que 20 % de la population du globe est
prisonnière de l'équation : croissance = production +
consommation + profit, jusqu'à l'épuisement des
ressources, alors que les 80 % qui restent n'ont pas
accès aux besoins vitaux les plus élémentaires.
Voilà plus de 40 ans que Pierre Rabhi, agroécologue
et fondateur de Terre et Humanisme, à la parole et
l'engagement mondialement reconnus, dénonce et
agit, pour que l'on sorte du cycle suicidaire du
«toujours plus».
Il en appelle aux consciences, et particulièrement à
celle des plus jeunes, pour que l'homme se réconcilie
avec la nature, réapprenne à respecter et à protéger
notre «terre-mère». Pour que chacun cultive, là où il
vit, une «oasis d'humain dans ce désert d'inhumanité».
Tant qu'il est encore temps !