Mimi Guillam : cahier de vie d'une institutrice

Mimi Guillam, l'une des pionnières de la
«méthode Freinet» dans le Calvados d'avant-guerre,
nous confie, à 94 ans, son cahier de vie
d'une institutrice pas comme les autres.
Mimi Guillam est née en 1916, à Dives-sur-Mer.
Sa mère, robuste et généreuse infirmière
d'origine bretonne, a décidé que sa fille serait
institutrice. En 1933, Mimi entre donc à l'école
normale de Caen, dont la directrice, philosophe,
lui apprend à penser «par elle-même». Mimi
choisira ainsi, pour son premier poste, d'inaugurer une «classe maternelle
Freinet», une pédagogie moderne prônant le «dessin libre», les activités
manuelles, le sport, le travail en petits groupes où le rythme de chacun
est respecté.
Mimi Guillam nous raconte sa vie, ses souvenirs, pleins des sourires
des écoliers qu'elle a chéris et guidés durant des décennies. Elle qui a
toujours considéré l'enfant comme le premier des pédagogues nous parle
aussi de sa famille, de ses activités en faveur de l'éducation populaire
avec son mari Robert Denis, des premières auberges de jeunesse, de la
guerre contre les nazis durant laquelle, avec d'autres femmes, elle a gardé
et protégé trente-quatre petits élèves...
Aujourd'hui directrice retraitée de l'école maternelle de la Pigacière
de Caen, âgée de 94 ans, Mimi milite toujours pour que l'on reconnaisse
que l'éducation ne se fait pas seulement dans la classe, mais se rencontre
à chaque seconde d'une existence.