Fredo Dall'Oglio (Borgo Valsugana 6 juillet 1921-Wülheide 31 octobre 1944) : jociste, martyr européen, l'un des cinquante

Le soixantième anniversaire de la libération des camps rappelle
la perversité du nazisme : l'anéantissement du peuple juif
visait à nier l'empreinte divine qui fait la dignité de tout homme.
Né à Borgo Valsugana en Italie, en 1921, Fredo Dall'Oglio émigra
en France avec sa famille en 1927 ; vivant son adolescence à
Romainville (dans l'actuel «93»), il fut jociste. Déporté du STO,
mais toujours militant, il tomba sous le coup du décret nazi de
persécution, édicté le 3 décembre 1943 contre l'apostolat catholique
au sein des travailleurs civils français dans le Reich. En
mourant près de Berlin, le 31 octobre 1944, il offrit sa vie pour
tous ceux qu'il avait rencontrés et dont il se sentait chargé devant
Dieu. Il est compté parmi «les Cinquante» martyrs.
En un temps où la construction de l'Europe passe enfin des
mains des dirigeants à celles des peuples, le destin du jociste,
italien immigré en France et mort à 23 ans pour sa foi, devient
éclairant. Résistant authentique - mais exclusivement spirituel -,
dévoué à ceux qui partagent son sort... il est le martyr européen
par excellence qui peut apprendre aux jeunes - de la JOC et des
banlieues européennes, mais aussi des JMJ et des universités
- qu'il n'y a jamais qu'une alternative pour l'homme dans la société
: la collaboration ou la résistance.