Lieutenant Karl : dramatique pour la télévision. Lieutenant Karl : cantate de guerre en trois actes, opus 212

«Jules Roy raconte des choses qu'il a vues, ou qu'il aurait pu
voir et subir, avec la liberté d'un homme dont la vie est faite et qui
n'espère plus qu'en exprimer le maximum de vérité dans son
oeuvre... Voici un film comme nos télévisions françaises en
produisent peu. Il y a dans sa rigueur, dans le cas de conscience
qu'il propose, dans la hauteur à laquelle est traité le sujet,
quelque chose qu'on a envie de qualifier «d'anglo-saxon».
Surprenant qualificatif dans le pays et la langue qui virent naître
Servitude et Grandeur militaires !
«Sujet exceptionnel et film exceptionnel , Lieutenant Karl doit
être vu, absolument, mercredi sur TF1... Le film est fait de ses
interrogations, de ses doutes, et de l'espèce de stupeur que
provoque son refus chez les autres officiers, chez le général
commandant l'escadrille, dans toute la machine guerrière.
Finalement, broyé par cette machine, ses arguments anéantis par
la logique militaire, sa pauvre plainte noyée sous la phraséologie
patriotique et les soupçons qui l'entourent, le lieutenant Karl
repartira en mission et sera abattu sur l'Allemagne.
«Mais il est de fait que le Lieutenant Karl coule d'une source
trop souvent tarie en France... Austère, aigu, sans fioritures, ce
film doit être salué avec respect et sympathie...»
Extraits d'une critique de François Nourissier
(Le Figaro , 19 et 20 mars 1977).