Les fous de la Terre : orage Ô désespoir, inconscience ennemie

La société est invitée à mettre en place le développement durable
ce qui implique que le nôtre n'est pas pérennisable. Nous sommes
confrontés à la nécessité absolue de réviser notre mode de
développement en intégrant l'abandon de l'énergie fossile au cours
des prochaines décennies. Cette décision imposée constitue une
véritable révolution pour le citoyen du XXI<sup>ème</sup> siècle anesthésié par
l'idéologie du confort douillet impulsé au cours du XX<sup>ème</sup>.
Sachant que cet impératif affecte notre économie d'une augmentation
sensible des coûts de production, parfois considérables
pour les secteurs exigeants en énergie, la question est de savoir
comment nous allons concilier la croissance économique dans un
contexte capitaliste débridé dominé par une mondialisation
incontrôlable
Tous nos experts semblent réduits à l'impuissance, face aux
délocalisations qui soulèvent à nouveau l'éternel conflit entre le
revenu du capital et celui du travail que l'on croyait enterré à
jamais.
Cette fois ce problème surgit avec la complicité des consommateurs,
emportés par la frénésie de consommation qui leur fait
perdre la notion de vie communautaire où l'activité de chacun est au
service de tous.
Désormais les sociétés occidentales vont devoir mettre en oeuvre
leurs énormes besoins en énergie à partir des sources renouvelables
qui vont perturber toutes les structures sociales existantes. Dans le
même temps, les mesures prises à cet effet remettent en cause les
intérêts financiers considérables de nos modèles économiques, dont
le fonctionnement est essentiellement subordonné au profit du
capital.
L'enjeu prend une dimension planétaire et nous n'avons pas
d'autre solution alternative. Les conséquences sur notre mode de vie
sont inévitables et nous pouvons espérer que la sagesse humaine
saura exploiter nos connaissances scientifiques pour surmonter cette
épreuve, et ceci dans un climat social conciliable avec les exigences
du citoyen consommateur de 2005.