Le colonel Pierre-Denis de la Châtre, baron de l'Empire : 1763-1820

Le colonel Pierre-Denis de la Châtre, baron de l'Empire : 1763-1820

Le colonel Pierre-Denis de la Châtre, baron de l'Empire : 1763-1820
Éditeur: Guénégaud
2007156 pagesISBN 9782850231322
Format: BrochéLangue : Français

Enfant des Lumières porteur d'un grand nom d'extraction

chevaleresque, Pierre-Denis de La Châtre appartient à une

famille bourgeoise fortunée d'Issoudun.

Toute sa vie, il joua habilement de cette ambiguïté ; jeune

officier royaliste, la Révolution lui offrit un avancement

fulgurant : il passa directement du grade de sous-lieutenant à

celui de lieutenant-colonel du 2<sup>e</sup> bataillon de l'Indre. Officier

républicain, il s'illustra à Quiberon comme pourfendeur de

chouans en 1795, ce qui lui valut en 1796, sous le Directoire, le

grade de colonel «d'un régiment à son nom» (sic).

L'Empire, sensible à son patronyme d'Ancien Régime, lui

conféra en 1809 le titre de baron, à défaut de le promouvoir

général...

Par contre, la seconde Restauration, sachant à quoi s'en tenir

sur le personnage, le mit en retraite d'office. Il mourut en 1820 à

Issoudun, totalement ruiné, à tel point que sa veuve reçut un

certificat d'indigence du maire de l'époque.

Son fils, Maurice Lachâtre, (compte-tenu de son engagement

politique) redora, à sa manière, le blason familial dans un genre

radicalement différent qui lui permit de passer à la postérité :

écrivain, libraire, éditeur parisien, d'inspiration communiste, il

publia le «Capital» de Karl Marx en langue française !

Toujours dans le domaine littéraire, le lecteur découvrira

avec étonnement, sinon avec plaisir, que le colonel Pierre-Denis

de La Châtre, demi solde sous la Restauration, semble bien avoir

fortement inspiré Honoré de Balzac dans «La Rabouilleuse»

pour le personnage de Philippe Bridau.

Les ressemblances sont pour le moins troublantes...

A vous lecteurs de juger !

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