Loxodromie et projection de Mercator

Cet ouvrage retrace en détail l'histoire de la loxodromie et
de la projection de Mercator. Pourquoi les réunir ici ? C'est
que les deux sujets sont étroitement imbriqués. En 1537, le
cosmographe portugais Pedro Nunes imagine le concept de
loxodromie. Sa théorie, jugée à tort fausse par le mathématicien
flamand Simon Stevin, est réhabilitée près de 400 ans
plus tard par l'auteur : c'est l'une des originalités de ce livre,
et pas la moindre.
En 1569, Mercator publie sa carte Ad usum navigantium ,
dans le système de projection qui portera son nom. C'est
une révolution dans la cartographie marine. On trouvera
ici une étude détaillée des procédés qu'aurait pu utiliser
Mercator pour dresser son canevas en latitudes croissantes,
et l'énoncé de propriétés inédites jusqu'à ce jour.
En 1594, Edward Wright préconise l'utilisation des
«sécantes cumulées» pour définir l'écartement des parallèles
des cartes dites «réduites».
Un chapitre, particulièrement consacré au XVII<sup>e</sup> siècle,
montre les progrès décisifs que permet l'émergence d'outils
mathématiques nouveaux. Ainsi, c'est en 1695 que l'astronome
Edmund Halley établit son équation rigoureuse,
ainsi que la loi mathématique de la latitude croissante.
Ce voyage dans le temps se conclut par une synthèse des
différents systèmes de projection dérivés de la projection de
Mercator, sur la sphère et sur l'ellipsoïde, utilisés actuellement
en géodésie et en cartographie.
Un ouvrage très complet et approfondi, à l'intention tout
particulièrement des personnes qui s'intéressent à l'histoire
des sciences et de la navigation qui y trouveront, parmi une
abondante iconographie, la reproduction inédite en France
de la carte de Mercator de 1569.