La prévention de la corruption en France, état des lieux, chiffres clés, perspectives, jurisprudence : la protection des lanceurs d'alerte : la prévention de la corruption, un impératif pour les entreprises françaises

Créé par la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 relative à la prévention de la
corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques,
le Service central de prévention de la corruption (SCPC) est une autorité anti-corruption
française au sens des conventions internationales.
Son expertise peut être sollicitée par les juridictions et les administrations en
matière de détection, d'analyse et de prévention des pratiques corruptrices.
Le SCPC engage des actions de formation et de sensibilisation à la lutte contre la
corruption au bénéfice des acteurs publics et des entreprises.
Par ailleurs, l'action internationale du SCPC s'est développée de manière croissante
au cours de ces dernières années. Il intervient à la demande d'autres États afin
de fournir l'appui de la France à la définition et à la mise en oeuvre de politiques
en matière de prévention de la corruption. Il participe également aux travaux du
GRECO au sein du Conseil de l'Europe, de l'ONU, de l'OCDE, du G20, dans le cadre
de divers groupes de travail. Ainsi, à travers le SCPC, la France est en mesure de
proposer son assistance pour accroître l'efficacité des dispositifs de prévention
de la corruption.
Dans ses rapports, le SCPC réunit et analyse les informations disponibles relatives
aux pratiques corruptrices et au traitement, notamment judiciaire, qui leur
est apporté, présente les évolutions les plus récentes en matière de lutte contre
la corruption et formule des propositions sur les améliorations qui lui paraissent
nécessaires.
Chaque année, le SCPC aborde des problématiques spécifiques : son rapport
pour l'année 2014 présente ainsi une analyse approfondie de la protection des
lanceurs d'alerte et une étude portant sur la prévention de la corruption dans les
entreprises, privées ou publiques.