Brooklyn

Myriam Pothin-Widemann
Femme de lettres française, née en 1966 à l'île de La Réunion, a fait ses études en Provence, ainsi qu'à Lyon et Paris : DESS de Psychologie Sociale et du Travail à Aix-en-Provence et Marseille, suivi de formations complémentaires : DESS de Qualitologie à la faculté de médecine et de pharmacie de Lyon et DIU de Thérapie comportementale et cognitive à la faculté de médecine de Marseille. Après avoir occupé des postes de cadre en entreprises et/ou exercé en profession libérale, et fait de nombreux voyages, il était temps pour notre auteur de s'occuper de ses enfants malades et de s'adonner à ses penchants artistiques et littéraires développés dès l'enfance.
Brooklyn
est son deuxième recueil de poésie publié. Le premier paru en 2011, intitulé Poèmes au lit - ou cahier d'une alitée - est né dans une situation de tragédie mondiale et personnelle. Myriam Pothin-Widemann a aussi publié treize contes en 2010-2011 (in La Princesse Zoubon - Treize contes de Provence, du monde d'ici et d'ailleurs -), textes plus légers et évocateurs de découvertes scientifiques et de voyages. Un des deux contes publiés en version numérique en 2015, L'Oiseau d'Or , a été un best-seller en e-book sur certains sites de pays francophones, tout comme d'ailleurs sa première oeuvre poétique. En 2012, l'auteur avait participé à un concours de nouvelles ayant fait l'objet d'un prix et d'une
édition en ouvrage collectif chez un éditeur indépendant. Brooklyn sera suivi prochainement d'autres recueils, mais déjà nous savons qu'il rentre dans un ensemble inaugural de la poésie exaltée et vériste à la fois. La terre bretonne, nouveau lieu de résidence de notre poète ces dernières années, lui ouvre une nouvelle ère féconde dans un cadre reposant, propice à l'écriture et à la réminiscence émotionnelle. La poésie de Myriam Pothin-Widemann n'est pas la transcription de sa réalité personnelle mais bien avant tout l'expression des émotions universelles sur l'écran factice de la page. Une mise en forme de beauté et de délicatesse pour nous faire entendre, ou suggérer l'improbable, voire l'intolérable, que ce monde déstructuré et perturbé nous offre à vivre.
Une poésie-miroir des plus bouleversante.
Extrait du poème « Maudit soit ce jour » :
Dans la place vide des jours fuyants le soleil se tait quand le ciel dans un jus lactescent vomit en étoiles des restes d'innocents.
Extrait de « Destruction » :
Mais qui ne soigne la plaie après avoir fait couler le sang de la haine boira à tout jamais du pus.